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UNE TRES BONNE NOUVELLE !

Suite au report de leur résidence au Théâtre du Coin des Mondes au printemps 2021,
le Teatro dei Borgia nous offre une

performance live, en français, du spectacle "Médée à la rue",

samedi 24 octobre à 21h,


depuis la ville de Pescara, en Italie.


Elle sera diffusée en direct,

sur la page Facebook du Teatro dei Borgia (https://m.facebook.com/teatrodeiborgia/)

et sur celle du Théâtre du Coin des Mondes (https://m.facebook.com/TDCM91/posts/?ref=page_internal&mt_nav=0). 


Au plaisir de vous y retrouver nombreux!







INFORMATION IMPORTANTE

Suite au renforcement des mesures sanitaires mises en place pour lutter contre la propagation du virus Covid-19, la résidence de nos amis italien du Teatro dei Borgia au Théâtre du Coin des Mondes à Evry-Courcouronnes est reportée au printemps 2021.

Toutes les représentations du spectacle "Medée à la rue", initialement prévues du 22 au 24 octobre, sont donc annulées.







Après une première résidence de création en 2018, le Teatro dei Borgia revient au Théâtre du Coin des Mondes présenter sa version revisitée du Mythe de Médée :

 

 

MÉDÉE A LA RUE

                                          

Conseillé à partir de 16 ans

 

Représentations reportées au printemps 2021

au Théâtre du Coin des Mondes

Place Victor Hugo

91000 Evry-Courcouronnes

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Une production de Teatro dei Borgia

 

Projet et mise en scène : Gianpiero Borgia
Texte : Fabrizio Sinisi et Elena Cotugno
Interprétation : Elena Cotugno
Espace Scénique : Filippo Sarcinelli
Photo : Marcello Norberth et Luca Manfrini
Traduction : Eugenia Fano

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« Médée à la rue » n'est pas simplement une pièce : il s’agit d’une expérience de vie qui nous a ému et qui, nous l'espérons, pourra toucher aussi le public.

 

Nous avons entendu et l'on nous a raconté l'histoire de milliers de gens qui ont quitté leur pays avec des rêves de vie meilleure. Dès qu'ils sont arrivés en Italie, ces espoirs se sont révélés cauchemars.

 

La migration est un vaste sujet, et nous avons décidé d’écrire une histoire double, celle de la prostitution et celle de l’immigration. Nous ne connaissons pas vraiment ces femmes, mais, d’une certaine manière, elles nous sont familières car nous sommes malheureusement habitués à les voir « travailler » aux coins des rues les plus étroites et périphériques de nos villes. Ces femmes ont quitté leurs pays pour chercher une vie meilleure et sont devenues esclaves sexuelles. »

 

Fabrizio Sinisi et Elena Cotugno

 

La pièce écrite par Fabrizio Sinisi et Elena Cotugno est une version revisitée du mythe de Médée. Le but de ce spectacle est de fusionner la « tragédie de l’étranger » tout en s'appuyant sur la force du mythe grecque.

 

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La presse en parle :

 

« Amoureuse, trompée, même quand elle semble avoir atteint une possible stabilité, une maison, un copain et des enfants. Mais non, à nouveau et toujours dans la rue, obligée de s’enlever mille culottes pour survivre. Sa réponse sera la violence aveugle et destructrice de ceux qui n’ont plus de vie à vivre. Et dans la vérité d’une fiction se distingue la cruauté réelle, vide et opportuniste du Jason moderne et d’une société qui considère tout une marchandise."

Magda POLI - Il Corriere della Sera

 

« Un contact étroit avec une personne réelle, incarnée de manière très convaincante par une actrice, Elena Cotugno, qui compte sur des recherches et des interviews sur le terrain. Soixante-dix minutes qui ne laissent pas indifférents."

Masolino D’AMICO - La Stampa 

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Retrouvez plus d’informations sur le spectacle et le Teatro dei Borgia  sur leur site internet : www.teatrodeiborgia.com

 

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Cette résidence est rendue possible grâce au soutien du Conseil départemental de l'Essonne et de la ville d’Evry-Courcouronnes.


Découvrez le programme de la première édition du Festival littéraire Apulée à la Cité du Verbe





 


La presse parle de nous...



Pour écouter le podcast de l'interview de Jean-Louis Mercuzot dans l'émission "Carnets de Campagne" sur France Inter, cliquez sur l'image ci-dessous :


 

Carnets citoyens

En Côte-d’Or, une compagnie de théâtre pour dynamiser le territoire

 
	© compagnie de l’Eygurande

© compagnie l’Eygurande

La compagnie de l’Eygurande regroupe des artistes autour de projets culturels populaires accessibles à tous, en ville comme à la campagne.

« On entend souvent dire que l’art ça ne sert à rien, mais tout le monde sait qu’on en a besoin ». Œuvrer pour un théâtre populaire et accessible à tous, c’est le travail de Jean-Louis Mercuzot et de la compagnie l’Eygurande qu’il codirige. Installée à Missery, en Côte-d’Or, l’association existe depuis 1989. Elle regroupe un noyau dur de cinq personnes, tous artistes et intermittents du spectacle. En concertation avec la municipalité de ce village d’une centaine d’habitants, ils ont créé de toutes pièces un lieu permanent de théâtre et de fabrication – La fabrique-Cité du verbe –, véritable atelier d’effervescence artistique en milieu rural inauguré il y a six ans.

La structure est une ancienne ferme réhabilitée puis revendue à la ville pour un euro symbolique en contrepartie d’un bail emphytéotique de 50 ans. Dans l’Auxois-Morvan, c’est le seul lieu de spectacle vivant qui existe sur un rayon de 35 km. « Missery rêvait d’une équipe artistique et d’un lieu de culture. Nous avions besoin d’un refuge où l’on puisse monter nos projets en toute sérénité, sans enchainer les résidences et être en permanence dans l’errance », témoigne Jean-Louis Mercuzot. « L’idée derrière la naissance de la Fabrique est d’incarner un espace qui profite au territoire, pas de faire de l’argent. C’est un lieu public, pour la communauté. Notre démarche sort de l’ordinaire. Elle nous permet de gérer de manière autonome ce lieu tout en étant une propriété municipale. C’est un acte politique. »

Autre originalité de la compagnie l’Eygurande, son intérêt pour la science, en particulier le lien entre artistes et scientifiques. Dernier projet en date, « Sciences en campagne », dont l’objectif est de réunir habitants, scientifiques et artistes en transversalité autour des questions liées aux nanotechnologies. En collaboration avec le laboratoire d’Excellence Lipstic, spécialiste de la prévention et du traitement des maladies inflammatoires et du cancer, en Bourgogne-Franche-Comté, les artistes interpellent les scientifiques pour comprendre leur travail et créer un échange.

« La science pose des questions fondamentales pour penser le monde. Ce sont des interrogations si fortes, qu’elles nous disent parfois que le monde est en danger. Homme modifié, particules toxiques dans les aliments, campagnes de vaccinations : nous créons un dialogue autour de ces sujets pour mieux les comprendre ». Après la période d’incubation, suit la phase de conception de l'objet artistique. Les créations, sous formes de scénettes avec du chant, des instruments et du théâtre sont présentées de manière originale au grand public. « L’idée est de créer un dispositif festif, un théâtre de foire, populaire et accessible. Nos projets ont vocation à aller chez les gens. Nous avons par exemple développé le théâtre en appartement. »

Nomade dans l’âme, la compagnie l’Eygurande ne limite pas son champ d’action à la Côte-d’Or. Le projet « Sciences en campagne » s’articule sur trois départements, La Creuse, la Lozère et le Morvan. Un projet miroir « Campagne de sciences » a été développé à Evry, dans l’Essonne, où l’association anime une deuxième structure culturelle, le théâtre du coin des mondes. « Ce sont les mêmes projets, seulement l’un est à la campagne, l’autre est à la ville. Nous souhaitons réellement travailler au milieu des gens. C’est là que le travail de l’artiste devient intéressant, quand il se frotte aux autres ».

À Evry, la compagnie l’Eygurande œuvre dans le quartier du Champtier du Coq, une cité populaire où la population multiculturelle est souvent stigmatisée. « Il y a beaucoup de primo-arrivant qui pensaient partir, mais qui sont finalement restés. » Au contraire à Missery, la population comprend peu d’immigrés. Elle est également plus vieillissante et se sent abandonnée dans un territoire où les services publics sont faibles, où il n’y a pas de transports collectifs. Point commun de ces populations : la pauvreté. « Quand la peur, la crainte et l’enfermement prennent le dessus. On a affaire à des personnes qui ne pensent pas être intéressées par l’art, qui s’imaginent que c’est trop intellectuel. Tout l’enjeu est là : toucher un public qui ne s’y attend pas ». La compagnie l’Eygurande travaille en complicité avec les associations locales, les centres sociaux et les médiathèques qui les mettent en relation avec les habitants.

À Evry, l’association a monté un projet tout particulier avec des enfants de 18 mois à 3 ans et leur famille. Il s’agit d’un éveil artistique autour de la question des langues et du langage chez les jeunes enfants, y compris in utéro. Ce travail en partenariat avec des linguistes déstabilise les idées reçues sur l’intelligence des enfants. On évoque leur sensibilité, leurs capacités inouïes, leur mémoire. Sur la base de ces ateliers partagés avec les familles nait un objet artistique qui aboutira à des représentations participatives au théâtre du coin des mondes. « Ce projet fonctionne à Evry où il y a beaucoup d’enfants en bas âge. La diversité des populations dans ce quartier multiculturel est aussi un atout. Cela nous permet d’aborder le sujet de la langue maternelle. Ces familles se posent souvent la question de l’intégration : si je parle un dialecte avec mon enfant, va-t-il pouvoir s’intégrer ? Le langage est la reconnaissance de l’autre sont au cœur du dispositif. »

Après plus de 25 ans d’activités, les projets de la compagnie continuent à se construire dans la permanence des valeurs de l’association. « On ne souhaite laisser personne sur le bas-côté. Nous essayons constamment d’être en ouverture vers l’autre, de ne pas construire par rapport à nos références à nous mais être à l’écoute d’autrui pour commencer à partager. » Car comme le relève Jean-Louis Mercuzot : « Vivre c’est être en questionnement permanent, il ne faut pas s’enfermer pour ne pas rester sur place. Il faut se décentrer pour se laisser transformer, toujours. »