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Les comédiens de la Compagnie l'Eygurande, en complicité avec l'association Préfigurations,

vous proposent leurs

Lectures vagabondes de contes et nouvelles,

sur la ville d'Evry-Courcouronnes, 

du lundi 6 au vendredi 10 juillet 2020.

Ces lectures pour petits et grands (à partir de 8 ans), d'une demi-heure environ, auront lieu à 18h, 20h ou 21h, en extérieur, dans des lieux insolites de la ville (ou pourquoi pas dans votre jardin...).

Et s'il pleut ? Nous irons nous réfugier au Théâtre du Coin des Mondes, place Victor Hugo, dans le quartier du Champtier du Coq.


@Claudeema

 

Au programme :

Le Passe Muraille” de Marcel Aymé (à partir de 10 ans)

Mardi 7 et vendredi 10 juillet à 20h

Le Passe-muraille met en scène un excellent homme nommé Dutilleul qui possède le don singulier de passer à travers les murs sans en être incommodé. Mais une nuit, alors qu'il quitte la chambre de sa conquête…

 

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“Il n’y a pas que les oiseaux qui savent voler” d’après un conte chilien (à partir de 8 ans)

Mardi 7 et vendredi 10 juillet à 18h

Une histoire qui pourrait se passer de nos jours !

Une histoire où le pire côtoiera le meilleur, où finalement les amitiés les plus inattendues triompheront des situations impossibles au bout d’une suite d’événements rocambolesques et inimaginables.

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« Histoires à faire frissonner » (à partir de 12 ans)

Mercredi 8 et jeudi 9 juillet à 21h

 

Un peu avant la tombée de la nuit, nous vous raconterons des histoires à frissonner, des histoires à cauchemars...

Tirées du répertoire littéraire fantastique, elles vous feront peut-être côtoyer l’effroyable assassin de la Rue Morgue, d’Edgar Allan Poe, la morte amoureuse de Théophile Gautier, ou les sinistres aubergistes de Gaston Leroux. Qui sait quelle abominable créature surgira au détour des pages ?

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« Le Fantôme de l'Opéra” de Gaston Leroux (à partir de 10 ans)

Mercredi 8 et jeudi 9 juillet à 18h

 

Il est là, mais on ne le voit pas. Il apparait et disparait à sa guise, faisant ou défaisant la carrière des divas. Qui ? Le fantôme de l’Opéra ! 

Mais quand la jeune Christine Daaé fait ses premier pas sur scène, le coeur du fantôme chavire. Jusqu’où ira t’il par amour ?

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Si vous voulez y assister, c'est très simple :

 

Vous appelez Célian au 06 73 05 77 22 pour vous inscrire. Vous convenez avec lui d'un jour et d'une heure de rendez-vous. Et il vous rappellera la veille de la lecture pour vous indiquer le lieu de la lecture

Et si vous avez un jardin sur Evry-Couroucronnes, nous pouvons aussi venir lire chez vous !

 

Alors si ça vous tente, n'hésitez pas à nous contacter rapidement car, COVID oblige, chaque lecture ne peut accueillir que 10 auditeurs !

Au plaisir de vous retrouver très vite!

 

Merci à Claudeema pour les visuels (@claudeema).

 


A vos agendas !


La CIté du Verbe rouvrira ses portes le premier week-end d'octore avec la première édition du festival Apulée, en partenariat avec l'association "Les Mots Parleurs Bourgogne" !

Nous vous en reparlerons bientôt...

 


La presse parle de nous...



Pour écouter le podcast de l'interview de Jean-Louis Mercuzot dans l'émission "Carnets de Campagne" sur France Inter, cliquez sur l'image ci-dessous :


 

Carnets citoyens

En Côte-d’Or, une compagnie de théâtre pour dynamiser le territoire

 
	© compagnie de l’Eygurande

© compagnie l’Eygurande

La compagnie de l’Eygurande regroupe des artistes autour de projets culturels populaires accessibles à tous, en ville comme à la campagne.

« On entend souvent dire que l’art ça ne sert à rien, mais tout le monde sait qu’on en a besoin ». Œuvrer pour un théâtre populaire et accessible à tous, c’est le travail de Jean-Louis Mercuzot et de la compagnie l’Eygurande qu’il codirige. Installée à Missery, en Côte-d’Or, l’association existe depuis 1989. Elle regroupe un noyau dur de cinq personnes, tous artistes et intermittents du spectacle. En concertation avec la municipalité de ce village d’une centaine d’habitants, ils ont créé de toutes pièces un lieu permanent de théâtre et de fabrication – La fabrique-Cité du verbe –, véritable atelier d’effervescence artistique en milieu rural inauguré il y a six ans.

La structure est une ancienne ferme réhabilitée puis revendue à la ville pour un euro symbolique en contrepartie d’un bail emphytéotique de 50 ans. Dans l’Auxois-Morvan, c’est le seul lieu de spectacle vivant qui existe sur un rayon de 35 km. « Missery rêvait d’une équipe artistique et d’un lieu de culture. Nous avions besoin d’un refuge où l’on puisse monter nos projets en toute sérénité, sans enchainer les résidences et être en permanence dans l’errance », témoigne Jean-Louis Mercuzot. « L’idée derrière la naissance de la Fabrique est d’incarner un espace qui profite au territoire, pas de faire de l’argent. C’est un lieu public, pour la communauté. Notre démarche sort de l’ordinaire. Elle nous permet de gérer de manière autonome ce lieu tout en étant une propriété municipale. C’est un acte politique. »

Autre originalité de la compagnie l’Eygurande, son intérêt pour la science, en particulier le lien entre artistes et scientifiques. Dernier projet en date, « Sciences en campagne », dont l’objectif est de réunir habitants, scientifiques et artistes en transversalité autour des questions liées aux nanotechnologies. En collaboration avec le laboratoire d’Excellence Lipstic, spécialiste de la prévention et du traitement des maladies inflammatoires et du cancer, en Bourgogne-Franche-Comté, les artistes interpellent les scientifiques pour comprendre leur travail et créer un échange.

« La science pose des questions fondamentales pour penser le monde. Ce sont des interrogations si fortes, qu’elles nous disent parfois que le monde est en danger. Homme modifié, particules toxiques dans les aliments, campagnes de vaccinations : nous créons un dialogue autour de ces sujets pour mieux les comprendre ». Après la période d’incubation, suit la phase de conception de l'objet artistique. Les créations, sous formes de scénettes avec du chant, des instruments et du théâtre sont présentées de manière originale au grand public. « L’idée est de créer un dispositif festif, un théâtre de foire, populaire et accessible. Nos projets ont vocation à aller chez les gens. Nous avons par exemple développé le théâtre en appartement. »

Nomade dans l’âme, la compagnie l’Eygurande ne limite pas son champ d’action à la Côte-d’Or. Le projet « Sciences en campagne » s’articule sur trois départements, La Creuse, la Lozère et le Morvan. Un projet miroir « Campagne de sciences » a été développé à Evry, dans l’Essonne, où l’association anime une deuxième structure culturelle, le théâtre du coin des mondes. « Ce sont les mêmes projets, seulement l’un est à la campagne, l’autre est à la ville. Nous souhaitons réellement travailler au milieu des gens. C’est là que le travail de l’artiste devient intéressant, quand il se frotte aux autres ».

À Evry, la compagnie l’Eygurande œuvre dans le quartier du Champtier du Coq, une cité populaire où la population multiculturelle est souvent stigmatisée. « Il y a beaucoup de primo-arrivant qui pensaient partir, mais qui sont finalement restés. » Au contraire à Missery, la population comprend peu d’immigrés. Elle est également plus vieillissante et se sent abandonnée dans un territoire où les services publics sont faibles, où il n’y a pas de transports collectifs. Point commun de ces populations : la pauvreté. « Quand la peur, la crainte et l’enfermement prennent le dessus. On a affaire à des personnes qui ne pensent pas être intéressées par l’art, qui s’imaginent que c’est trop intellectuel. Tout l’enjeu est là : toucher un public qui ne s’y attend pas ». La compagnie l’Eygurande travaille en complicité avec les associations locales, les centres sociaux et les médiathèques qui les mettent en relation avec les habitants.

À Evry, l’association a monté un projet tout particulier avec des enfants de 18 mois à 3 ans et leur famille. Il s’agit d’un éveil artistique autour de la question des langues et du langage chez les jeunes enfants, y compris in utéro. Ce travail en partenariat avec des linguistes déstabilise les idées reçues sur l’intelligence des enfants. On évoque leur sensibilité, leurs capacités inouïes, leur mémoire. Sur la base de ces ateliers partagés avec les familles nait un objet artistique qui aboutira à des représentations participatives au théâtre du coin des mondes. « Ce projet fonctionne à Evry où il y a beaucoup d’enfants en bas âge. La diversité des populations dans ce quartier multiculturel est aussi un atout. Cela nous permet d’aborder le sujet de la langue maternelle. Ces familles se posent souvent la question de l’intégration : si je parle un dialecte avec mon enfant, va-t-il pouvoir s’intégrer ? Le langage est la reconnaissance de l’autre sont au cœur du dispositif. »

Après plus de 25 ans d’activités, les projets de la compagnie continuent à se construire dans la permanence des valeurs de l’association. « On ne souhaite laisser personne sur le bas-côté. Nous essayons constamment d’être en ouverture vers l’autre, de ne pas construire par rapport à nos références à nous mais être à l’écoute d’autrui pour commencer à partager. » Car comme le relève Jean-Louis Mercuzot : « Vivre c’est être en questionnement permanent, il ne faut pas s’enfermer pour ne pas rester sur place. Il faut se décentrer pour se laisser transformer, toujours. »