Vous êtes ici : > Compagnie de théâtre l'Eygurande

La CIté du Verbe accueille La Tribu d'Essence pour sa trilogie autour des contes de Grimm


3 spectacles librement inspirés des contes de Grimm



Vendredi 5 octobre 2018

à 20h00



Tout public, à partir de 9 ans.

Une production de La Tribu d’Essence.

Écriture et mise en scène : Saturnin Barré.
Avec Guillaume Clausse & Claire Théodoly
Création lumière : Jean-Jacques Ignart
Création musicale : Pierre Lainé
Création des costumes :  Marta Rossi
Réalisation des décors et accessoires Michel Mugnier et Anne Chignart ; Pétronille Bloedé et Axel Martin
Affiche : Jean-Hugues André
Photos : Axel Martin

Spectacles réalisés grâce au soutien de l’Yonne en scène,
avec l'aide du Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté, du Conseil Départemental de l’Yonne,
de la Ville d’Auxerre, du réseau Affluences en Bourgogne,
de la Maison du Peuple à St Claude (39), de la Cité de la Voix à Vézelay (89),
de la Maison de la Culture de Nevers (58)
et de la Cité du Verbe à Missery (21).



Bétard et Paumiette se rencontrent sur le chemin de forêt.
Ils se racontent ce qui les a amenés là, remontent aux histoires que l’on raconte dans leurs familles et décident de trouver comment les dépasser.
Ils s’inventent des épreuves et parviennent ensemble à imaginer des histoires libératrices.


Un spectacle qui questionne la réalisation de soi, librement inspiré des contes Les trois plumes, Cendrillon et La grand-mère du diable.


L'intégralité de la trilogie sera proposée le même jour aux enfants des écoles et des collèges du territoire :

à 9h : Les petits cailloux

À partir de 4 ans. 

Paumiette, seule sur un chemin de forêt, rencontre sa conscience qui lui demande quel est son souhait le plus profond.
« Je voudrais faire revenir ma mère »
, répond Paumiette.
Sa conscience lui demande alors de découvrir « L’histoire de celle qui trouva le soulier rouge et qui mit son pied dedans ».
En s’aidant de trois cailloux ramassés sur le chemin, Paumiette invente cette histoire qui se construit et se dénoue sous nos yeux.

Un spectacle qui questionne la peur de l’abandon, librement inspiré des contes Raiponce et Blanche-neige.


à 10h30 : Les simplets 

À partir de 6 ans. 


Bétard, égaré sur un chemin de forêt, rencontre sa conscience qui lui demande quel est son souhait le plus profond.
« Je voudrais me défaire de ma peau pour faire apparaître la vraie !
 »
Sa conscience lui demande alors de découvrir « L’histoire de l’armure de l’enfant qui était né, qui était né deux fois
 ».
En s’aidant d’une branche et de bâtons ramassés sur le chemin, Bétard invente cette histoire qui se construit et se dénoue sous nos yeux.

Un spectacle qui questionne le complexe d’infériorité, librement inspiré des contes Hans-mon hérisson, La reine des abeilles et La boule de cristal.


à 14h30 : Les victoires

À partir de 9 ans.


Bétard et Paumiette se rencontrent sur le chemin de forêt.
Ils se racontent ce qui les a amenés là, remontent aux histoires que l’on raconte dans leurs familles et décident de trouver comment les dépasser.
Ils s’inventent des épreuves et parviennent ensemble à imaginer des histoires libératrices.

Un spectacle qui questionne la réalisation de soi, librement inspiré des contes Les trois plumes, Cendrillon et La grand-mère du diable.

En amont des représentations, l'auteur et metteur en scène Saturnin Barré proposera des rencontres aux écoles partenaires pour préparer les enfants à leur venue au spectacle.

Pour plus de renseignements sur la compagnie, n'hésitez pas à consulter leur site internet latribudessence.fr


La presse parle de nous...



Pour écouter le podcast de l'interview de Jean-Louis Mercuzot dans l'émission "Carnets de Campagne" sur France Inter, cliquez sur l'image ci-dessous :


 

Carnets citoyens

En Côte-d’Or, une compagnie de théâtre pour dynamiser le territoire

 
	© compagnie de l’Eygurande

© compagnie l’Eygurande

La compagnie de l’Eygurande regroupe des artistes autour de projets culturels populaires accessibles à tous, en ville comme à la campagne.

« On entend souvent dire que l’art ça ne sert à rien, mais tout le monde sait qu’on en a besoin ». Œuvrer pour un théâtre populaire et accessible à tous, c’est le travail de Jean-Louis Mercuzot et de la compagnie l’Eygurande qu’il codirige. Installée à Missery, en Côte-d’Or, l’association existe depuis 1989. Elle regroupe un noyau dur de cinq personnes, tous artistes et intermittents du spectacle. En concertation avec la municipalité de ce village d’une centaine d’habitants, ils ont créé de toutes pièces un lieu permanent de théâtre et de fabrication – La fabrique-Cité du verbe –, véritable atelier d’effervescence artistique en milieu rural inauguré il y a six ans.

La structure est une ancienne ferme réhabilitée puis revendue à la ville pour un euro symbolique en contrepartie d’un bail emphytéotique de 50 ans. Dans l’Auxois-Morvan, c’est le seul lieu de spectacle vivant qui existe sur un rayon de 35 km. « Missery rêvait d’une équipe artistique et d’un lieu de culture. Nous avions besoin d’un refuge où l’on puisse monter nos projets en toute sérénité, sans enchainer les résidences et être en permanence dans l’errance », témoigne Jean-Louis Mercuzot. « L’idée derrière la naissance de la Fabrique est d’incarner un espace qui profite au territoire, pas de faire de l’argent. C’est un lieu public, pour la communauté. Notre démarche sort de l’ordinaire. Elle nous permet de gérer de manière autonome ce lieu tout en étant une propriété municipale. C’est un acte politique. »

Autre originalité de la compagnie l’Eygurande, son intérêt pour la science, en particulier le lien entre artistes et scientifiques. Dernier projet en date, « Sciences en campagne », dont l’objectif est de réunir habitants, scientifiques et artistes en transversalité autour des questions liées aux nanotechnologies. En collaboration avec le laboratoire d’Excellence Lipstic, spécialiste de la prévention et du traitement des maladies inflammatoires et du cancer, en Bourgogne-Franche-Comté, les artistes interpellent les scientifiques pour comprendre leur travail et créer un échange.

« La science pose des questions fondamentales pour penser le monde. Ce sont des interrogations si fortes, qu’elles nous disent parfois que le monde est en danger. Homme modifié, particules toxiques dans les aliments, campagnes de vaccinations : nous créons un dialogue autour de ces sujets pour mieux les comprendre ». Après la période d’incubation, suit la phase de conception de l'objet artistique. Les créations, sous formes de scénettes avec du chant, des instruments et du théâtre sont présentées de manière originale au grand public. « L’idée est de créer un dispositif festif, un théâtre de foire, populaire et accessible. Nos projets ont vocation à aller chez les gens. Nous avons par exemple développé le théâtre en appartement. »

Nomade dans l’âme, la compagnie l’Eygurande ne limite pas son champ d’action à la Côte-d’Or. Le projet « Sciences en campagne » s’articule sur trois départements, La Creuse, la Lozère et le Morvan. Un projet miroir « Campagne de sciences » a été développé à Evry, dans l’Essonne, où l’association anime une deuxième structure culturelle, le théâtre du coin des mondes. « Ce sont les mêmes projets, seulement l’un est à la campagne, l’autre est à la ville. Nous souhaitons réellement travailler au milieu des gens. C’est là que le travail de l’artiste devient intéressant, quand il se frotte aux autres ».

À Evry, la compagnie l’Eygurande œuvre dans le quartier du Champtier du Coq, une cité populaire où la population multiculturelle est souvent stigmatisée. « Il y a beaucoup de primo-arrivant qui pensaient partir, mais qui sont finalement restés. » Au contraire à Missery, la population comprend peu d’immigrés. Elle est également plus vieillissante et se sent abandonnée dans un territoire où les services publics sont faibles, où il n’y a pas de transports collectifs. Point commun de ces populations : la pauvreté. « Quand la peur, la crainte et l’enfermement prennent le dessus. On a affaire à des personnes qui ne pensent pas être intéressées par l’art, qui s’imaginent que c’est trop intellectuel. Tout l’enjeu est là : toucher un public qui ne s’y attend pas ». La compagnie l’Eygurande travaille en complicité avec les associations locales, les centres sociaux et les médiathèques qui les mettent en relation avec les habitants.

À Evry, l’association a monté un projet tout particulier avec des enfants de 18 mois à 3 ans et leur famille. Il s’agit d’un éveil artistique autour de la question des langues et du langage chez les jeunes enfants, y compris in utéro. Ce travail en partenariat avec des linguistes déstabilise les idées reçues sur l’intelligence des enfants. On évoque leur sensibilité, leurs capacités inouïes, leur mémoire. Sur la base de ces ateliers partagés avec les familles nait un objet artistique qui aboutira à des représentations participatives au théâtre du coin des mondes. « Ce projet fonctionne à Evry où il y a beaucoup d’enfants en bas âge. La diversité des populations dans ce quartier multiculturel est aussi un atout. Cela nous permet d’aborder le sujet de la langue maternelle. Ces familles se posent souvent la question de l’intégration : si je parle un dialecte avec mon enfant, va-t-il pouvoir s’intégrer ? Le langage est la reconnaissance de l’autre sont au cœur du dispositif. »

Après plus de 25 ans d’activités, les projets de la compagnie continuent à se construire dans la permanence des valeurs de l’association. « On ne souhaite laisser personne sur le bas-côté. Nous essayons constamment d’être en ouverture vers l’autre, de ne pas construire par rapport à nos références à nous mais être à l’écoute d’autrui pour commencer à partager. » Car comme le relève Jean-Louis Mercuzot : « Vivre c’est être en questionnement permanent, il ne faut pas s’enfermer pour ne pas rester sur place. Il faut se décentrer pour se laisser transformer, toujours. »