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La Cité du Verbe,

lieu de fabrique,

tiers lieu:

un espace ressource

qui donne confiance.

 

 

Nous voulons relever deux principes :

 

1/ Ne  pas opposer lieux dits « institutionnels » et lieux dits « alternatifs » et au contraire considérer la complémentarité entre ces deux modèles comme un plus pour l’écosystème.

 

2/ Convaincre pour obtenir un soutien de notre espace de création dédié à l’expérimentation et à l’innovation.

 

 

Nous sommes un lieu de partage de stratégies où aux compétences artistiques s’additionnent des articulations de compétences autres, pouvant être techniques, administratives, commerciales.

Ces articulations de compétences contribuent à faire évoluer les projets dans un climat de confiance.

Nous recherchons une adéquation entre notre équipement, les équipes et les projets artistiques pour explorer des modes de décision plus collectifs, basés sur une direction collégiale, et des principes d’autogestion.

La dimension de proximité s’affiche progressivement dans notre lieu qui s’inscrit dans la dynamique territoriale et met en œuvre des actions avec les habitants au plus près du territoire.

Nous explorons le rapport à l’artistique, le rapport au territoire, le rapport à l’économique, le rapport à l’innovation.

 

 

1. Le rapport à l’artistique.

 

Artistes et équipes artistiques viennent chercher des compétences techniques et de la confiance dans cet « abri pour la création » :

Ces équipes ont  besoin de lieux pour tester des choses en début de projet. On choisit notre lieu en fonction de ce que l’on recherche pour les différentes étapes de la création (immersion/confrontation). C’est une équipe artistique, la Compagnie l’Eygurande qui en est le cœur. Ce lieu  est un abri de production, il permet de mettre les artistes au travail.

La bienveillance et le rapport à l’humain sont importants dans le choix des équipes accueillis.

« La Cité du Verbe » offre du temps de travail, une accessibilité et une rencontre avec le territoire via les publics. 

Le phénomène d’ascenseur dans la création (création, résidence, diffusion) se grippe sans les lieux intermédiaires. Nous sommes partenaires des réseaux Quint’Est et Affluences. Nous permettons une visibilité à l’échelle régionale et nationale. Le lieu et les liens qui se créent, permettent de changer de regard et d’évoluer dans le processus de création.  L’embryon c’est le projet artistique ; il se nourrit du territoire et fait chemin vers le politique.

 

 

2. Un rapport au territoire.

 

L’inscription dans un environnement globalisé fait sens. Les partenariats sont nombreux avec les acteurs locaux quels qu’ils soient ; les échanges sont riches.

« La Cité du Verbe » crée de vraies dynamiques sur le territoire, elle est au cœur de la vie locale. Il s’agit d’un lieu d’expérimentations et de transversalités.

La recomposition du territoire rural avec l’arrivée de nouveaux habitants a facilité la mise en œuvre de ce genre de projets. Nous recherchons les complémentarités avec les  structures plus institutionnalisées.

Notre lieu éprouve parfois des difficultés à nouer un bon niveau d’échange avec certains élus, car nous construisons parallèlement aux politiques culturelles et intégrons de multiples dimensions (artistiques, territoriales, économiques et sociales) et nous nous inscrivons dans des processus d’expérimentions. Le PETR Auxois/Morvan est en lien, en demande et en confiance et nous sommes devenus un partenaire évident et constitutif du paysage culturel.

 

 

3. Un rapport à l’économique.

 

Le modèle économique est complexe, basé sur le couplage d’une économie d’échange et d’une logique redistributive, aides et subventions publiques.

Notre force est notre engagement et nous avons souvent travaillé sans rétribution pour enclencher  le processus de vie du lieu. Les échanges avec les artistes ont souvent été non monétarisés.

Nous avons  un effet d’entrainement sur d’autres secteurs d’activité comme le tourisme et contribuons à la (re)dynamisation du tissu économique local par la création d’activité et de valeur.

Or il est  difficile de trouver la viabilité économique. Le modèle économique complexe de « la Cité du Verbe » repose sur la réciprocité, il  nous faut apprendre à faire valoir des dimensions autres que monétaires.

Cependant nous devons faire appel à l’argent public.

 

 

4. Un rapport à l’innovation.

 

Nous  innovons, expérimentons, prenons des risques pour faire exister  l’activité et la développer. Nous permettons à des personnes (artistes, techniciens, stagiaires, bénévoles) de monter en compétence. Bon nombre d’entre nous s’inscrivent dans des logiques de transversalité.

Aujourd’hui on y développe de l’expérimentation artistique, mais également sociale et environnementale. L’artistique est forcément social puisqu’il va vers les gens. Notre lieu participe à trouver un endroit de dialogue et de pédagogie : de la matière se créée pour échanger. C’est avant tout un lieu de soutien aux expérimentations. Il faudra que « la Cité du Verbe » soit reconnue comme lieu ressource pour le spectacle vivant.

Pour aller plus loin, cette thématique est aujourd’hui un sujet qu’il faut faire avancer sur le territoire Auxois /Morvan.

Isabella KEISER, Jean-Louis MERCUZOT